La piste aux étoiles  posté le dimanche 05 novembre 2006 16:52

Ils étaient tous là. Cédric Pioline, Alain Riou, mes collègues les stewards, les intouchables hôtesses tchèques, mes copines les masseuses (enfin presque), la grande famille des médias, les deux finalistes (Nikolay Davydenko et Dominik Hrbaty) et un central plein comme un œuf d’autruche. A l’appel, il manquerait juste cousin Françis (il m’a dit qu’il que son carbu était encrassé mais en fait je crois qu’il s’est fait rebomber à l’entrée à cause de son pantalon à franges). Bref, devant moi se dressait une fabuleuse piste aux étoiles. Enfin. Car c’est vrai que depuis le début de la semaine, il n’y a pas franchement eu foule pour cette 20e édition de Paris-Bercy. Ah, pour faire les pique-assiettes et chiper quelques clichés olé olé avec les people, y avait du monde. Enfin, si on considère bien sûr que Mouss Diouf (vous savez, le géant black qui fait N’Guma dans Julie Lescaut et qui voulait pas faire flipper les moutons dans La Ferme Célébrités) et Pascal Gentil (celui qui s’est pris de gros râteaux par Marlène dans 1ère Compagnie) font partie de la catégorie. C pas terrible, j’avoue, mais j’ai dû manquer un épisode c pas possible ! Faut dire qu’on a pas trouvé suffisamment utile de s’incruster avec des gens qui nous auraient même pas calculés. Nous, journalistes, on avait quand même pas mal de taf. Entre les fonds de Magnum à achever au cocktail de bienvenue, les massages aux petits oignons et les gros largages de purée à la cantine, on a pas vraiment chômé. Ce sont pas les quelque 12h de boulot par jour, jonglage entre interviews, papiers un peu dérangés (et dérangeants ?) et vrais comptes rendus qui auront épongé toute notre sueur. C’est un rythme à prendre, rien de plus. Et franchement, à cette cadence, on attend avec impatience la prochaine édition. Histoire de voir si la tendance aura un peu changé dans un an. Voir surtout si Alain Riou et Cédric Pioline auront pécho le numéro de portable de Max Guazzini (fournisseur officiel de shows qui décoiffent, fais gaffe à ton brushing «Piopio») pour mettre un peu plus le feu à Bercy. Car les chiffres sont là et ils font mal. Mercredi, on pouvait ainsi noter une baisse de fréquentation de près de 50% par rapport à 2005, tournoi déjà amputé de quelques fers de lance du circuit. Aïe, j’entends déjà des dents grincer ici et là (passez-moi des boules Quies, g pas envie d’y laisser mon tympan) et l’ATP va certainement subir les foudres de certaines âmes désireuses d’enfin attirer dans leurs filets les vrais champions. Ceux-là même qui font lever les foules et rasseoir les ressentiments. Le chrono est enclenché : on a à peu près 365 jours pour savoir si la tendance aura réellement changé. Et avoir quelques réponses à nos questions existentielles… Non sans rire, le pantalon à franges, c vraiment plus dans le coup ?
lien permanent

Incorrigible Safin  posté le samedi 04 novembre 2006 15:23

On le sait depuis longtemps : Marat Safin n'est que très peu soigneux du matériel qui lui est livré. Le Russe frappe comme sourd dans chacune des balles, ne rechigne jamais à faire voler sa raquette et doit être proche de laisser 4 ou 5 litres de sueur sur les serviettes qu'on lui confie avant chaque match. Mais Safin aime faire le show et le public parisien adore ça. Ce dernier était donc très déçu, vendredi, lors de sa défaite face à Tommy Haas. Plutôt bon client pour la presse, le Russe n'en perdait pas son humour. En conférence de presse d'après-match, son portable sonne et il raccroche aussitôt : «Ne vous en faites pas, c'est ma mère» ! Incorrigible ce Marat. Encore plus quand, à sa sortie de la salle d'interviews, il devait slalomer avec son petit sourire coquin entre les groupies qui étaient venues l'aborder. Sacré Safin !

 

lien permanent

Robredo en demies  posté le vendredi 03 novembre 2006 17:10

Blog de blogtennis :Spécial Masters Paris-Bercy, Robredo en demies
Outre le fait d’être excellent dans le rôle du briseur de rêves tricolores, Tommy Robredo fait partie des meilleurs joueurs du monde. La preuve, dans quelques jours, il fera partie de la Masters Cup de Shanghai. Ceci dit, l’Espagnol a un penchant inconsidéré pour faire plus de yoyo que de tennis lors de ses sorties. Inexistant dans son entame de match contre Sébastien Grosjean et intouchable contre Paul-Henri Mathieu, il a de nouveau connu un retard à l’allumage face à Jarkko Nieminen en quarts de finale. Un joueur discret, certes, mais réputé pour être le plus régulier du circuit. Et il est bon de le souligner, pour une fois l’inconstance a fait plier la rigueur. Même s’il s’est à nouveau donné des sueurs froides, Robredo a gagné son billet pour le dernier carré de Paris-Bercy. Le vol long courrier pour Shanghai devra encore attendre.
lien permanent

Le jour J  posté le vendredi 03 novembre 2006 15:34

Aucun gars honnête avec lui-même ne pourra me contredire. En tant que mec, ya des jours où on se sent invincible. Où on sent qu'on peut faire un gros coup sur le marché des meufs. Ce genre de matin où on se trouve un chouya moins moche qu’à l’accoutumée. C'est-à-dire une fois toutes les années bissextiles (ceci n’est qu’une moyenne évidemment). Ce genre de jours où on pourrait faire tomber un arbre, genre un séquoia vieux de 170 ans, tant notre sex-appeal est chaud comme une bouillote. Ce vendredi, c’était le cas. Le GRAND jour, sans même le savoir. Un petit coup de gel sur les tifs, une pâte à mâcher cache-misère et une chemise un brin ouverte sur le torse façon «Je danse le Mia » (mais pas trop quand même, c la pampa là-dessous). Je file à Bercy. La bise au steward à l’entrée (c mon pote maintenant, je connais même le prénom de sa mamie) et quelques poignées de mains bien poisseuses. Bref la routine quoi. La gueule encore enfarinée de la veille, je sors mon matos (n’ayez pas l’esprit tordu, je faisais juste allusion au PC portable, câble USB et tout le tralala). Une hôtesse toute zen avec des rastas m’accoste : «Vous savez qu’on serait très heureuse de vous accueillir au salon de massage, on vous a pas vu depuis le début de la semaine. Vous verrez, c très sympa». Aie, aie, aie. Calme toi ma grande et passe moi ta feuille d’inscription, je te le fais péter ton protocole. Toute la journée, ça m’a travaillé cette affaire. Les interviews, eh ben elles attendront. 16h, c'est mon tour et d’entrée j'ai compris que cété pas une blague. Pas de remise en forme à la Jugnot dans «Les Bronzés». Non là, c’était tout en finesse. La masseuse : «Entrez donc, je vais pas vous manger. Vous connaissez le massage à califourchon ?». Oulala, on se connaît ? J’aurais rien pensé de déplacé si l’hôtesse de l’accueil ne m’avait pas précisé que la masseuse avait fait le forcing pour que ce soit elle qui s’occupe de moi ! Je précise, on va croire que mes chevilles ressemblent à celles de Mister-T. Bref, j’en ai subi des massages dans ma life : à plat ventre, en équerre, en position du petit Jésus et même celle du fœtus. Mais à califourchon, jamais. Eh ben, ça vaut le coup. Un petit quart d’heure avec de la musique thaï dans les oreilles, une odeur de thé vert dans les narinettes et des mains qui vous percutent juste comme il faut. Waouhhh, c'est chaud là, vous êtes sûre que vous allez pas me manger au moins ? La séance s’achève. La masseuse, qu’on arrête plus : «Vous avez aimé ? Ne vous étonnez pas si vous êtes dans un état de plénitude totale pendant dix bonnes minutes, c'est le but. Ca change un homme, vous verrez». T'as pas un calepin que je prenne des notes ? Chui groggy là. Chez moi, on va direct à la sieste après avoir été scruté comme ça !  Tout penaud, je réintègre le clan des medias, qui lui, n’a pas manqué l’heure du petit somme. Et je lâche : «Hé les mecs, elle m’a laissé son numéro de fixe la copine de la rasta. Qui dit mieux ? Un collègue me mouche du tac au tac : «Ah ouais toi aussi ? J’ai déjà appelé, t'arrive au standard du centre de soins et c'est pas donné mon con. C'est 50 euros de l’heure !» Putain, je crois que j'ai été un peu tendre sur ce coup là. Ca change un homme qu’elle disait... Bah c'est pas grave, je savais que c’était pas une année bissextile. Enfin, j’espère parce que là, j'ai grillé mon joker.
lien permanent

Les Français au tapis  posté le vendredi 03 novembre 2006 09:25

Blog de blogtennis :Spécial Masters Paris-Bercy, Les Français au tapis

Les Français avaient fait lever la foule de Bercy mercredi avec un Paul-Henri Mathieu impérial, un Julien Benneteau miraculé et un Richard Gasquet serein. Le public parisien peut désormais se rasseoir : il n'y a plus aucun Tricolore dans le grand tableau.

Les trois derniers Français engagés en 8es de finale, jeudi, à Bercy, ont été éliminés. Gasquet a déclaré forfait alors que Mathieu et Benneteau ont été sortis par Robredo et Ancic. Le dernier match du jour a vu l'élimination d'Andy Murray par Dominik Hrbaty (7/6 6/0).

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à blogtennis

Vous devez être connecté pour ajouter blogtennis à vos amis

 
Créer un blog